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Gravées dans la roche : les églises de Lalibela

Au cœur de l’Ethiopie, terre des Négus, s’illustre un ensemble de bâtisses ne pouvant qu’être qualifiées de merveilles: les églises monolithiques de Lalibela. Creusées dans la roche, elles constituent un exploit sur le plan architectural. Elles sont depuis plusieurs années classées au patrimoine de l’UNESCO et ne cessent d’attirer des touristes venus du monde entier.

A l’origine

Lalileba est une localité ethiopienne située à 645 km d’Addis-Abeba. Autrefois appelée Roha, elle fut rebaptisée en l’honneur de Gebre Masqal Lalibela, négus d’Ethiopie ayant régné de 1190 à 1225. Il fut à l’origine de la construction de ces édifices suscitant toujours l’admiration plusieurs siècles plus tard.
Ces églises ont été construites au XIIIème siècle dans l’optique de permettre aux chrétiens éthiopiens de disposer de leurs propres lieux de culte en dehors de Jérusalem. En effet, quelques décennies plus tôt, les troupes de Saladin, sultan d’Egypte s’emparèrent de la ville sainte. L’expansion de l’aire d’influence islamique rendit ainsi difficile l’accès aux pèlerins éthiopiens.

Une véritable prouesse architecturale

Surnommé la Jerusalem Noire, cet ensemble est constitué de onze églises dont les plus impressionnantes sont Biete Medhani Alem et Biete Ghiorgis. La topographie du site évoque une représentation symbolique de la terre sainte. Sa construction aurait nécessité 23 ans de travaux. Les églises furent creusées dans la roche de manière à former des blocs monolithiques. Au sein de ces blocs ont ensuite été aménagés les étages, les passages et les diverses ouvertures.

La nécessité de sauvegarder Lalibela

Aujourd’hui, les églises de Lalibela ne sont pas seulement un site touristique. Elles sont aussi un sanctuaire religieux, haut lieu de recueillement de la communauté orthodoxe éthiopienne. Son architecture impressionnante témoigne de la flamboyance de l’Ethiopie médiévale. Depuis 1978, les églises de Lalibela sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’aide apportée par cette institution a permis de sauvegarder certains édifices dégradés par l’érosion et des secousses sismiques.

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Djidé Bankole

Béninois, Archiviste-documentaliste sorti de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. Passionné d’histoire, de livres et de musique.

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