Histoire

Quand Brazzaville était la capitale de la France Libre (1940-1943)

Lorsque les troupes hitlériennes déferlèrent sur la France pendant la deuxième guerre mondiale, un mouvement de résistance prit corps à Londres grâce au Général de Gaulle. Episode de la seconde guerre mondiale assez méconnu, Brazzaville, alors capitale de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) abrita pendant un peu plus de deux années le commandement de la résistance.

Brazzaville, au centre de la résistance Française

Cathédrale de Brazzaville, 30 janvier 1944, Père Moysan, Monseigneur Buechy, Général de Gaulle. (C) Les amitiés de la résistance

L’acte fondateur de la France Libre est le discours du 18 juin 1940 où le Général de Gaulle, exilé à Londres, appela les français de tous bords à se joindre à lui contre l’Allemagne nazie et le régime de Vichy qui dirigeait alors la France. Bien entendu, une bonne partie de l’Afrique étant sous domination française, les africains étaient aussi concernés. Suite à la bataille de Dakar (23 au 27 septembre 1940) où les forces françaises libres perdirent contre les armées de Vichy, le Général de Gaulle se rendit avec une partie de ses troupes en Afrique Equatoriale Française.

Entretemps, Félix Eboué, lieutenant-gouverneur du Tchad fut l’un des premiers à se rallier aux Forces Françaises Libres. Ce qui lui valut une condamnation à mort de la part du régime de Vichy. Il fut cependant nommé gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française par Charles de Gaulle. Une fois l’adhésion de toute l’AEF acquise, le Conseil de Défense de l’Empire (créé le 27 octobre 1940) posa ses bases à Brazzaville. Le Journal Officiel de la France Libre y sera publié.

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Le Général de Gaulle lors de la conférence qui décidera de l’avenir des colonies françaises, à Brazzaville le 30 Janvier 1944. (C) cvce.eu

Aujourd’hui, l’un des vestiges de cette illustre époque est la demeure qu’utilisait le Général de Gaulle lors de ses déplacements à Brazzaville. Elle abrite à l’heure actuelle l’Ambassade de France près le Congo. A l’instar de l’écrivain Arsène MANKOU, plusieurs historiens africains militent pour que le statut de Brazzaville lors de cette séquence historique soit reconnu à sa juste importance.

Si la capitale de La France Libre fut transférée à Alger en 1943, le rôle de Brazzaville ne fut pas par la suite non moins négligeable dans l’histoire. Elle abritera en effet en 1944, l’historique conférence qui décidera de l’avenir des colonies françaises.

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Djidé Bankole

Béninois, Archiviste-documentaliste sorti de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. Passionné d’histoire, de livres et de musique.

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