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L’aliénation au cœur de la société africaine

Nous sommes tous des aliénés spirituels, culturels, sociaux, politiques, économiques...

L’aliénation est un état d’inconscience de tout Homme privé de sa vraie nature humaine. Une personne aliénée a l’esprit égaré, et le comportement étranger à sa nature originelle. Elle est sans connaissance partielle ou totale de ses propres repères. Elle est manipulable, exploitable, et devient ainsi l’esclave de celui qui l’aliène. L’existence d’un aliéné s’arpente aux désirs, et aux normes de son maître. Cela peut être le résultat d’un accident ou d’un long processus psychologique. Dans l’univers médical, l’aliénation est assimilée à un état de déficience psychologique synonyme de maladie mentale grave, voire de folie pure. Lorsque l’aliénation est dite culturelle, Kalala Omotunde le décrit comme étant un traumatisme psychologique, une situation particulière où un homme voire tout un peuple, asservi, infériorisé, complexé, ignorant, désorienté, frustré, résigné et faible mentalement, est devenu la “propriété” intellectuelle, morale, spirituelle, économique, culturelle et voire même physique d’un autre homme ou d’un autre peuple dominateur, ceci, sans qu’il soit en mesure de prendre conscience de la gravité et de l’anormalité de sa mise sous tutelle et de sa condition d’aliéné culturel. C’est donc à juste titre que l’on peut qualifier les africains d’aliénés.

Un peuple se définit principalement sur 5 plans. Découvrons ensemble quelques aspects particuliers à ceux des africains !

Le plan politique

Il s’agit ici de gouverner et de prendre des décisions très importantes pour son peuple. En Afrique impériale, il est donc destiné aux plus sages et non aux plus riches. 
Nous parlons d’aliénation à ce niveau, parce que le modèle actuel copié de l’occident détruit notre société africaine (Démocratie). Il stipule qu’une poignée de riches avec une intégrité douteuse, dépensent des millions pour faire leur propagande ou la contre-publicité de leurs opposants (voir RDPC au Cameroun). Ensuite il est demandé au peuple affamé de le choisir comme chef sinon il ne pourra pas l’aider. Il estime qu’il ne peut aider que si et seulement si il est chef. Ce désolant cirque revient régulièrement après chaque mandat durant lequel, le riche élu prend des décisions pour la plupart à l’opposé de ses promesses de campagne, des décisions dont la résultante est souvent tout sauf le bien-être du peuple qu’il a promis aider. Obligé, ce peuple devra attendre les prochaines élections (s’il y en a) pour faire semblant de voter, pour un autre bourreau, mais toujours dans la même poignée. ALIÉNATION.

Le plan économique

L’aliénation s’observe ici sur deux aspects :

  1. Nous n’avons pas de monnaie africaines. La plupart des pays africains(francophones) utilisent encore la monnaie coloniale (FCFA: Franc des Colonies Françaises d’Afrique), avec certains de nos intellectuels qui trouvent cela fantastique malgré cette incapacité, parmi tant d’autres, du citoyen de l’Afrique centrale que je suis d’inter-changer son argent avec mon frère en Afrique de l’Ouest.
  2. Notre façon d’utiliser notre argent, de le dépenser. Nous courons toujours faire nos achats dans les boutiques françaises, italiennes, américaines, etc, délaissant ainsi la boutique de notre frère (sauf dans les secteurs dérisoires : call-box, vente à la sauvette) qui voyant le faible flux de vente se voit obliger d’augmenter le prix de son produit, chassant la seule clientèle qui s’y intéresse pour finir par fermer quelques mois plus tard. Nous dormons sur facebook et whatsapp alors qu’il existe de réseaux sociaux africains créés par des africains  qui n’attendent que nous (Ne pleurez plus la censure ! Dj Léo a dit : quand on aime, il faut supporter). Pas d’amalgame ! Chacun est libre de ses choix qui n’engagent que lui. Mais il faut l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que nous faisons plus preuve d’aliénation que d’indépendance dans l’expression de nos libertés. 🙂

Le plan social

Au niveau de la famille africaine, les enfants appartiennent à la communauté. Ils peuvent être élevés par tout parent. Il est donc inadmissible de parler d’orphelins et d’orphelinat en Afrique, c’est de l’aliénation sociale. La famille est large et non cellulaire comme en occident avec des démembrements du genre : cousins, cousine, belle-mère, tante, oncle, démi-frère… ALIÉNATION.
Certains africain(e)s ont commencé à ressentir des penchants pour le même sexe et l’afficher fièrement soit disant parce que l’occident dit qu’on est libre et qu’on ne doit juger personne. La monogamie descendante des réligions importées est une aliénation pure. L’Afrique est polygamique et cela n’a rien de dévalorisant pour la femme, puisque c’est elle selon le matriarcat qui dirige la famille. (la romance à outrance et les contrats de mariages et les divorces nous le montrent bien).

Le plan culturel

Notre langue n’est ni le français, ni l’anglais, ni l’allemand, ni l’espagnol, (je ne suis donc ni anglophone, ni francophone). Le fait de parler une autre langue ne fait pas de nous un aliéné. Cependant, ne pas connaitre la nôtre, ne pas la chercher, et la mettre au second plan nous dénature, et fait de nous un aliéné. La dépigmentation, est l’une des plus grandes dépravations de notre culture, sans parler des maladies encourues.

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Nous ne cherchons plus à valoriser notre culture et notre environnement. Il est plus facile pour certains de supporter des clubs de football européens, se disputer inutilement avec messi ou ronaldo et des statistiques tout aussi bidons. Une fois encore, on peut tolérer la curiosité de découvrir ce qui se passe sous d’autres cieux, mais les mêmes sont incapables de donner les noms des 3 meilleurs clubs de leur championnat national. Aliénation ! Les prisons n’existaient pas en Afrique impériale. Il y avait toujours réparation de l’injustice. Les femmes africaines nourrissaient leur bébés au sein. Le biberon est le signe du malaise des femmes européennes, à sortir leur sein en public, sans parler du lait qui non seulement vient d’une autre espèce (la vache), mais qui est chimique et toxique pour l’enfant.

Le plan spirituel

De grâce la spiritualité est à l’opposé de la religion. Pour les religions importées, le questionnement et la remise en question n’est pas permis dans les préceptes et les dogmes religieux. C’est tout le contraire pour la spiritualité, et c’est là que tout commence. Nos ancêtres nous ont légué une spiritualité puissante, avec laquelle ils ont bâti des pyramides (chose qui dépasse toujours le génie européen). Les plus grandes inventions du monde ont été faites par les noirs, de l’ampoule jusqu’à l’internet (mais ceci est caché par l’impérialisme occidentale). Mais les religieux qui soit disant communiquent avec dieu ou allah, n’ont toujours pas de solutions pour développer l’Afrique. A part chasser satan et attendre chacun pour sa part son méssi et aller dans un paradis imaginaire.

La spiritualité découle d’une recherche, d’observations, de faits, et non de dogmes. Sa démarche est donc scientifique. En fonction des sensibilités de chaque peuple, on la vit et la transmet, ce qui donne naissance à la culture. La culture, influence le mode de vie de tout un chacun et les rapports entre eux. Nous parlons du social, et aussi une culture elle se vend. On vend sa langue, sa musique, la façon de nous vêtir, de manger, ce qui donne l’économie. L’économie doit être gérée de façon à satisfaire toute la communauté et éviter la création de classe sociales frustrées comme en occident (riches, pauvres), nous entrons dans la politique. Tous les plans sont liés, mais le pilier c’est notre spiritualité africaine. Et sur ce plan, on nous a malheureusement fait perdre nos repères.

Il est très prétentieux de croire que bien qu’ayant découvert notre histoire et la vérité et ainsi déjouer les tentatives de manipulations, nous puissions nous déclarer, non aliénés. Des résidus sont ancrés en nous et il ny’a que les générations qui viendront après nous et que nous auront armées très tôt de connaissance, qui seront la race pure des panafricains, des afrocentrés ou de kamites. 

 

HOTEP…

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3 Commentaires

  1. C’est l’évolution des civilisations par leur rapprochement qui nous fait perdre notre spiritualité ! Autant en Afrique qu’en Occident ! La distance qui sépare les Africains des Occidentaux comme vous le laissé entendre et identique à celle qui séparait les Français des Grecs, ou des Anglais des Italiens en des temps passés ! L’uniformisation est inévitable de par l’expansion des peuples sur une planète devenue bien trop petite !

    1. Bonjour mon cher,

      tout d’abord l’universalisme n’existe pas, et ce qui fait la beauté de la nature ou de ce monde, c’est sa diversité. Observez bien la nature et vous me direz, tout n’est que diversité, contraste, mais à la fin il y’a complémentarité.

      La culture leucoderme (occidentale) a voulue se faire passer pour universelle et faire disparaître celle des autres ou les reléguer en arrière plan.

      Alors oui les pays que vous avez citez sont exactement dans le prolongement de mon texte, ils suivent la tradition de leurs ancêtres, des guerriers, des colonisateurs, des esclavagistes et ça continu jusqu’aujourd’hui.

      Alors non les africains ne copirons pas bêtement ces cultures qui entraînent le monde à son déclin, cette société d’êtreme consommation et de l’exploitation de l’homme par l’homme et la destruction de la nature.

      Le développement ne ce fait pas en dépit de la nature et des autres espèces

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